
Vous connaissez sûrement l’expression « la perfection n’est pas de ce monde ! » En effet, la perfection n’est pas une performance, un niveau que l’on atteint sur Terre, c’est plutôt une personne à rencontrer : Jésus ! Lui qui nous a dit : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » Matthieu 5/48
En grec, le mot « parfait » (teleios) signifie « achevé » ou « qui a atteint son but ».
En effet, Jésus est bien le seul qui a « achevé » la mission que personne d’autre ne pouvait accomplir. Il est l’unique sacrifice parfait offert pour nos péchés.
- Jésus est l’agneau parfait
Dans l’Ancien Testament, les sacrifices d’animaux étaient offerts pour le pardon des péchés. Mais ces sacrifices n’étaient que temporaires et devaient être répétés. Ils annonçaient un sacrifice parfait et définitif qui viendrait plus tard.
Jean-Baptiste dira de Jésus : « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » Jean 1/29
Lors de la sortie d’Égypte, Dieu ordonna aux Israélites de sacrifier un agneau sans défaut et d’appliquer son sang sur les montants et le linteau de chaque porte pour être épargnés du jugement. (Exode 12/5-7).
Tout comme l’agneau pascal devait être sans défaut, Jésus a vécu une vie parfaite. Il n’a jamais péché et c’est pourquoi seul son sacrifice pouvait réellement nous purifier. « Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, a une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a point ouvert la bouche » Ésaïe 53/7
L’agneau devait être parfait, sans défaut, car il symbolisait un sacrifice pur.
- Le sacrifice parfait de Jésus
Comme l’agneau pascal dont le sang épargnait les Israélites de la mort, le sang de Jésus nous sauve du jugement éternel. « … vous avez été rachetés … par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » 1 Pierre 1/18-19 Le sacrifice parfait de Jésus remplace tous les sacrifices d’animaux et nous donne un accès direct à Dieu.
- Les bienfaits du sacrifice parfait de Jésus
Regardons ensemble l’ensemble de son oeuvre :
- Un salut parfait
Ce n’est pas un salut « à l’essai » ou partiel. Jésus a dit sur la croix : « Tout est accompli » Jean 19/30. Cela signifie que la dette du péché a été payée en totalité. Il n’y a rien à ajouter par nos propres efforts pour être sauvé.
Ce sacrifice est un acte d’amour qui efface toutes les fautes de l’humanité, permettant de repartir à zéro avec un cœur léger. Son œuvre est largement suffisante.
- Une réconciliation parfaite
Le sacrifice parfait de Jésus a brisé le mur de séparation entre l’homme et Dieu. L’accès au « Père » est désormais possible, il est direct, libre et permanent.
« Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses » 2 Corinthiens 5/19- Un pardon parfait
Un pardon parfait, contrairement au pardon humain qui est souvent fragile ou incomplet, possède trois caractéristiques qui changent tout :
Il est sans condition : Dans le monde, on pardonne souvent parce que l’autre a fait des efforts ou s’est assez excusé. Le pardon de Jésus est offert alors que nous étions encore « en tort ». Il ne dépend pas de notre capacité à être bons, mais de sa générosité à Lui. C’est un cadeau déjà emballé qui n’attend que d’être ouvert.
Il efface l’ardoise : L’humain dit souvent : « Je pardonne, mais je n’oublie pas ». On garde une petite trace du dossier dans un coin de notre tête. Grâce au sacrifice de Jésus, Dieu jette nos fautes « au fond de la mer ». Le dossier est supprimé, pas seulement classé.
Il restaure la relation : Le pardon de Jésus réintègre totalement la personne. Il nous redonne notre place de fils ou de fille à la table du Père, avec la même dignité qu’avant l’erreur. « Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix » Colossiens 2/14
- Une paix parfaite
La paix qu’Il offre est vraiment complète et merveilleuse !
La paix avec Dieu : Avant le sacrifice de Jésus, il y avait comme un « contentieux » ou une barrière entre nous et Dieu à cause de nos imperfections. Mais, à la croix, Jésus a réglé la facture une fois pour toutes. Puisque la dette est payée, il n’y a plus de condamnation. On peut s’approcher de Dieu sans peur, comme un enfant court vers son père. C’est la fin de la guerre intérieure.
La paix avec soi-même : L’imperfection humaine génère souvent des regrets : « J’aurais dû faire ceci », « Je ne suis pas assez bien ». Mais, la bonne nouvelle c’est que le sacrifice de Jésus couvre toutes nos erreurs passées, présentes et futures. Jésus nous aime tel que l’on est, avec nos fissures, car il nous voit à travers Sa propre perfection.
La paix dans la tempête : Le monde est instable, mais le sacrifice de Jésus est une ancre fixe. Même si tout s’écroule autour de nous (santé, travail, relations), cette paix reste puisqu’elle ne dépend pas de nous, mais de ce que Lui a fait. « Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » Philippiens 4/7
- La victoire parfaite sur la mort
Dans le monde, on peut échapper à la mort de justesse (un accident évité, une maladie guérie), mais la mort finit toujours par gagner à la fin.
La mort est souvent vue comme un grand trou noir, ou un saut vers l’inconnu qui fait peur parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a derrière.
Mais, Jésus est entré lui-même dans la mort pour nous ouvrir le passage vers la vie éternelle. Gloire à Dieu ! Nous avons l’assurance qu’un jour nos yeux verront Jésus !
Si la perfection n’est pas de ce monde, la Bible nous encourage à atteindre « la stature parfaite de Christ » Éphésiens 4/13.
Nous ne devons pas chercher à devenir parfaits par nos propres forces, mais à grandir dans la perfection de Jésus. « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » Matthieu 5/48
Hervé DELABALLE








